La fille à la valise

Imaginez l’histoire d’une fille qui a plein d’affaires et surtout des sapes, des nippes, des fringues quoi ! Imaginez l’histoire d’une fille qui habite dans un petit appartement. Malheureusement, cette fille n’a pas une armoire bionique, qui évoluerait au fil du temps et de ses achats. Non, non, non, rien de tout ça ! Alors cette fille est condamnée à vivre dans les valises…


Dans les valises ?

Et oui ! Puisqu’il n’y a pas assez de place, elle doit se séparer temporairement de certaines de ses acquisitions et les abandonner tristement :

1.   Chez ses parents (qui habitent loin, loin, loin…)

2.   Chez ses beaux-parents (qui n’habitent pas très loin, mais ne veulent pas non plus se faire envahir,  les pauvres)

Alors elle fait des allers-retours : elle dépose un sac pour en prendre un autre et ainsi de suite…

Le problème c’est que :

1.   Les habits pleurent et sont tristes lorsqu’ils sont abandonnés lâchement et réclament souvent celle qui les a acquis. Elle les entend quelque fois avant de s’endormir.  C’est un cri aigu et étouffé, un peu à la manière d’une portée de petits chatons qui réclament leur maman.

2.   La fille, elle aussi est très triste et ne sait pas comment faire : ce dont elle a besoin, ce dont elle n’a pas besoin. Cruel choix cornélien (ça pour elle c’est vraiment dur).

3.   Et puis bon, la fille elle n’a pas que ça à faire non plus.

« Mais comment faire ? » se dit-elle tristement.

L’idée transcendantale et fulgurante

Elle se dit qu’il fallait séparer la garde robe d’hiver et la garde robe d’été. S’ORGANISER en gros.

Et c’est ainsi, qu’à chaque début d’hiver et d’été, elle organise son paquetage dans sa petite maison, le ramène chez ses gentils beaux-parents  pour en refaire un autre. Et chaque hiver et chaque été, elle refera la même chose, infatigablement, un peu comme le cycle de la vie quoi !

Et quand arrive la mi-saison ?

Euhhhh bon, là, vous lui posez une colle à la fille. Mais, elle va y réfléchir. Promis…

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3 commentaires pour La fille à la valise

  1. Ping : The girly paradox | Rose réglisse

  2. Clémence dit :

    J’aime votre philosophie chère Rose Réglisse et compati dans votre questionnement! J’y suis moi même confronter tous les hivers…
    Je voulais aussi vous dire que la ligne 7 du métro parisien me fait penser à vous tous les matins : rose en dehors, réglisse en dedans. Le chemin devient alors plus joyeux! C’est sûre cette ligne a été inventé pour vous : Havre-Caumartin pour les magasins, Le louvre et Opéra pour la culture, Poisonnière pour le franc parlé, Place d’Italie pour l’exotisme et j’en passe. Merci pour vos billets très doux, toujours dynamique et so fille!

  3. rosereglisse dit :

    Merci Clémence, c’est peut-être un des plus jolis portraits qu’on ait fait de moi et je t’en remercie. C’est un peu comme si tu me connaissais depuis longtemps…

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